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MON PIRE CAUCHEMAR

-Une sadicomédie de Ludor Citrik et Cie-


«De nombreuses personnes ont peur des clowns, à cause de leur apparence grotesque avec lourd maquillage, traits physiques exagérés et excès de couleurs. Cette peur sous sa forme extrême peut être qualifiée de coulrophobie. Cet effet est renforcé par la présence grotesque d’un clown hors contexte : une citation attribuée à l’acteur Lon Chaney dit qu’« un clown sous la lune n’a rien de drôle » (« There is nothing funny about a clown in the moonlight »). En effet, si la présence d’un clown dans un cirque ou une fête est normale, et donc amusante, le même clown seul dans la nuit devient facilement effrayant.»

(Wikipédia).


Tout allait bien pour les personnages de «Mon Pire Cauchemar» jusqu’à ce qu’apparaisse ce vilain clown.
En pleine union glorieuse de leur vision intérieure et du monde extérieur, les protagonistes de «Mon Pire Cauchemar» sont brutalement interrompus. Un clown les prive de leur vie sur la scène, les retire du monde et peu à peu, met en jeu leur équilibre en faisant sans cesse rejaillir leurs démons intérieurs.
D’où sort-il, ce clown d’ailleurs? N’est-il autre que la personnification torturante, changeante et hallucinatoire de tourments personnels? Les personnages sont animés dès lors d’une danse fiévreuse au bord d’un précipice intime et retiennent leur chute.


Ces personnages au comportement singulier, au premier abord, ne nous ressemblent pas. Mais à bien y regarder, ils pourraient être nos reflets déformés à nous, individus, qui jour après jour conservons, tant bien que mal, un équilibre, tant que n’est pas remis en question le personnage que nous jouons -sincèrement. Leurs efforts ne font-ils pas écho à ceux que nous produisons quotidiennement pour maintenir -à tout prix- la continuité d’une cohérence avec nous-mêmes, avec ce que nous sommes... ou croyons être? Ces efforts ne révèlent-ils pas en négatif l’omniprésence de cette question : qui sommes-nous?


Le Mal dans «Mon Pire Cauchemar» n’est pas compris comme une catégorie du jugement moral, mais comme la manifestation de la douleur que cause la conscience des possibles «autres» à l’intérieur de nous-mêmes, de la fragilité de notre identité, vécue comme dérisoire.
Qu’est-ce qui fonde l’humain dans l’homme ? Ce champ de recherche et d’interprétation, pourrait être un des fondements du théâtre, selon certains critiques aujourd’hui :
« C’est bien ce qui a lieu, quand du théâtre a lieu sur une scène : des gens plus ou moins normaux assistent à des situations plus ou moins anormales, qui touchent intimement aux limites de la normalité, et les questionnent en profondeur ».*
La monstration de la violence sur la scène théâtrale participe d’une tentative de proposer au spectateur une posture active dans sa réception du spectacle.

*Bruno Tackels, « Avignon, révélateur du temps », in Georges Banu, Bruno Tackels (dir.), Le Cas Avignon 2005, Vic-la-Gardiole, éditions l’Entretemps, 2005, p.205.


GENÈSE ET PRINCIPE DE « MON PIRE CAUCHEMAR »


« Mon Pire Cauchemar » est né du désir de poursuivre un travail déjà amorcé par Cédric Paga. Ce qui constitue le principe de « Mon Pire Cauchemar », consiste à demander à des « joueurs » (acteurs, circassiens, performers…) de choisir un personnage à incarner et de remplir une fiche signalétique le concernant. Ensuite, en jeu, ces personnages seront approchés par un clown qui trouvera le moyen de les priver de leur liberté et d’établir un travail d’usure du personnage, en se servant des éléments personnels inscrits sur la fiche signalétique. Qu’est un personnage une fois privé de ses moyens, du contact direct avec un public ? Qu’il y a-t-il derrière le personnage ? Un autre personnage ? L’acteur ? L’individu ? Plongé dans une situation extrême, poussé dans ses retranchements, le joueur aura-t-il la surprise de voir apparaître une facette inconnue de lui-même ? L’acteur maintiendra t-il une cohérence dans son jeu ? Sera-t-il en contradiction avec lui-même ? Cette possible contradiction sera-t-elle un bénéfice pour son jeu?


Modèle de la fiche signalétique utilisée pour la préparation de « Mon Pire Cauchemar » :

Point cardinal :
Pseudo :
Dessine ton personnage :
Objet(s) :
Signes particuliers :
Particularités :
Tendances :
Goûts, passions :
Qualités :
Défauts, tares, failles :
Lubies, fantasmes :
Qui aimeriez-vous être? :
Craintes, peurs :
Allergie, insupportabilité :
Qu’est-ce que vous faites là? :
Comment voyez-vous vos acolytes? :
Aveux, secrets :
Pourquoi « Titicut Follies » ? :
Mot de passe :
Posez vos questions :
Partie à rabattre (écrit à ouvrir en cas de danger) :



Ce principe de travail avait déjà été utilisé par Cédric Paga dans de précédents cadres :
première session au Théâtre de Vandoeuvre dans le cadre de « Chantiers de Cirque » (sous l’oeil bienveillant de Didier Patard), 2003;
deuxième session à l’Institut National Marcel Rivière (hôpital psychiatrique), la Verrière, (sous l’égide de Madeleine Abassade, responsable d’actions culturelles et artistiques à l’hôpital), 2005;
(ces deux sessions confondues ont mis en jeu sept participants : musicien, acteur, danseuse, plasticiens, circassiens, performeurs);
troisième session à l’occasion d’une carte blanche donnée à Cédric Paga par le Samovar (théâtre-école spécialisée en clown, directeur Franck Dinet), 2007 .
Les différentes sessions ont des points communs : Cédric a demandé à chaque participant de choisir un personnage, de remplir une fiche signalétique le concernant, et de se prêter à une interview de ce personnage.


« Mon Pire Cauchemar » a, après le Samovar, été joué 4 fois sous le chapiteau du cirque Bang-Bang à Aurillac en 2007.


PROCESSUS


Lorsque Cédric Paga a reçu l’invitation du Samovar, il a réuni quatre artistes incompatibles : Patrick Franquet, Romain Yvos, Pascal Le Corre, Côme Delain. Pour préparer la carte blanche au Samovar, les cinq participants ont nourri leur expérience de l’exploration in situ de la frontière entre personne et personnage : ils ont fait connaissance en dînant les yeux bandés, leur hôte Cédric, seul voyant, les servant. Ce n’est que plus tard qu’ils se sont vu : ils s’étaient donné rendez-vous déguisés, dans une gare, d’où ils se sont rendu à la projection de « Titicut Follies » de F. Wiseman* (un documentaire sur un asile pénitencier américain des années 60). Pour la distribution finale a eu lieu une audition de chaque personnage. Patrick Franquet a alors préféré abandonner cette aventure. C’est alors qu’a eu lieu la période finale d’écriture du spectacle, puis la première au Samovar.


* http://www.lecinematographe.com/programme-avril04/films/titicut_follies.htm
http://www.cinematheque.fr/fr/nosactivites/projections/cycles-cinema/cycle/manifestation/V2360-titicut-follies.htm


PROPOS


Entrées…
La lumière s’éteint, le cabaret va commencer. Successivement des personnages entrent en scène et entament un numéro. Jamais ils ne l’achèveront car de l’ombre surgit le clown, qui d’un geste auguste chloroforme chacun et l’enlève. Nous retrouverons ces protagonistes prisonniers d’une geôle. Comme nous le disions, le principe de « Mon Pire Cauchemar » est en effet d’enfermer ces personnages pour les confronter à leurs cauchemars, leurs peurs, leurs névroses, hors du cadre de représentation qu’ils s’étaient choisi, afin de les désintoxiquer de leurs attributs, d’abandonner le corps glorieux, de les démunir de leur souci de représentation, de « déflatter » Narcisse, et peut-être retrouver l’acteur, voire la personne ou une autre forme de son devenir…
Le clown
Le clown qui les torture est-il bourreau, chimère ou projection des personnages? Ce travail est aussi une réflexion sur la prison intérieure, les failles cachées, la possibilité de craquer et de décompenser, l’aliénation de notre rapport au monde dans notre souci de cohérence avec notre personnage : dans l’extension du domaine ludique jusqu’aux zones troubles, le polymorphisme clownesque nous paraît être la meilleure forme pour incarner le cauchemar.
L’écriture-le texte
L’écriture de «Mon Pire Cauchemar» est collective. A partir du principe de jeu donné par Cédric Paga, chaque participant a fourni une matière qui a été mise en scène par Cédric.
Il s’agit d’un collage, les artistes de «Mon Pire Cauchemar» ayant des visions du jeu assez hétéroclites. Les personnages ou leur univers ne sont pas foncièrement des compositions pour le spectacle, ils lui préexistent plutôt. Le texte est aussi fait des propositions des différents protagonistes et du style de langage qui leur est propre. Tout en souhaitant fortement laisser la place à un présent, à ce qui peut apparaître de nouveau dans le jeu à chaque représentation, «Mon Pire Cauchemar» n’en est pas moins un spectacle très écrit.


LETTRE D’UN SPECTATEUR À AURILLAC 2007

(extrait)


«(...) Le spectacle est fini. Le public sort. Certains sont hilares, d’autres font carrément la gueule. Les réflexions fusent : «Quelle performance d’acteur !» «C’est pas des clowns, c’est des fous.» «Génial !» «Ils ont pas le droit de faire ça !» «Ca me laisse perplexe, je sais pas si j’ai aimé»…
Personne ne reste indifférent car «Mon pire cauchemar» est un spectacle qui dérange, pour de nombreuses raisons, liées aux multiples niveaux de lecture inscrits dans sa dramaturgie.
Le propos, tout d’abord. Ici on parle de l’aliénation sous toute ses formes, physique, mentale, émotionnelle. Les personnages, s’ils peuvent être drôles, ne sont pas bons. Ils se révèlent complètement sous l’influence de leur côté obscur.
Même s’ils sont quatre sur scène, ils sont seuls. Pour chacun d’entre eux, l’autre n’est qu’un instrument au service d’un système égotique d’où toute communication est exclue. Prisonniers d’eux-mêmes, c’est l’énergie du désespoir qui leur permet de survivre à leur propre folie. Ils ne peuvent trouver leur salut que dans la mort. Ainsi, les deux séquestrés sont poussés à tuer l’enfant qui est en eux, et une fois ceci fait, le bourreau n’a plus qu’à mourir des mains de son élève.
La forme de ce spectacle, elle aussi, dérange car elle interroge sur les codes de représentation et le rôle du public. La place de l’apprenti, que l’on entend délirer en coulisses alors qu’il se passe autre chose sur scène démontre que le spectacle continue hors scène, qu’il n’y a pas de frontière claire entre la scène et la vie, et que comme les deux acteurs dans leur cellule, le public est lui aussi séquestré.
Cette impression se trouve renforcée lorsque Ludor se mêle au public pour houspiller Murgle qui harangue l’assistance. Il fait mine à ce moment là de devenir la voix du public, criant que «c’est n’importe quoi, on va pas se laisser manipuler», jusqu’à inciter les spectateurs à lyncher le comédien avec tous les objets qui leur tombent sous la main, sacs, chaussures, skateboard ...
L’exercice du libre arbitre devient alors pour chacun un acte périlleux, tellement les codes et les repères de la scène sont niés, bafoués, jetés en pâture à l’instant présent.
Cette perte de repères que ressent le spectateur est appuyée par le jeu des comédiens qui pratiquent tous le double jeu avec une aisance incroyable. Chacun d’entre eux a une présence énorme, on ne peut pas dire qu’untel se détache du lot ou qu’untel est en dessous. Et pourtant tous évoluent dans des registres différents Les textures corporelles très précises de Murgle évoquent clairement le buto, le style de jeu du dandy est typique des acteurs grotowskiens, l’apprenti est lui clairement dans le registre du clown, quant à Ludor Citrik il est, comme il se plaît à le définir un véritable «comédien affranchi à l’assaut du présent».
On nous sert aujourd’hui des wagons entiers de spectacles de clowns «juste pour rire» afin de nous divertir et des pleines brouettes de pièces de théâtre contemporain afin de nous donner bonne conscience et de nous faire croire qu’on est intelligents. Dans ce contexte, la proposition artistique de Ludor Citrik & Cie, qui fait cohabiter un rire franc et une angoisse viscérale, renvoyant chaque spectateur à ses propres limites, fait figure d’ovni dans le paysage culturel du spectacle vivant. (...)»
Le 06/09/07.
Francis Farizon


DISTRIBUTION


Cédric PAGA: curieux et autodidacte de formation, il plonge en 1991 dans le spectacle vivant en tant que comédien, danseur, circassien. Il pratique le clown, notamment avec Laurent Gauthier, Eric Blouet, et la Clown Compagnie, le butoh auprès de Sumako Koseki, Richard Cayre. Il joue une gargouille dans la compagnie du Chaland. Il danse avec Barbara Mirata, Claude Magne, Karim Sebbar. Il crée un laboratoire avec la Muse Gueule en 1997 et un atelier de recherche avec les Surnuméraires. En 2000 il donne naissance à Ludor Citrik, travaille le cirque improvisé avec Chantiers de Cirque et intègre la Maison des Clowns en 2004. Il crée «Je ne suis pas un numéro» en 2003 et «Mon Pire Cauchemar» en 2007. En 2008, il joue dans «Mignon palace» mis en scène par Gilles Defacques. Il a écrit avec Isabelle Wéry une pièce intitulée «La Nudité du ragoût» pour le festival d’Avignon, et travaille actuellement un nouveau solo, «Qui Sommes-je?». En outre, il continue son travail autour de la pédagogie, intervenant auprès de professionnels à l’école du FRACO à Lyon, du Samovar à Paris, du Lido à Toulouse et aussi, dans le cadre de Villette en piste, de la FAAAC, également au sein d’IUFM (Arras, Poitiers...) et de stages au Prato à Lille, à Bruxelles et avec Regards et Mouvements.
Cédric PAGA est Ludor CITRIK : Clown et bouffon, naïf et cruel, caractériel et acide, tendre et truculent, un paranoïaque en manque d’amour, un enfant perverti au coeur atomique, une bête d’humanité qui bave de la tendresse. Il a ses coulisses et tous les personnages qui l‘accompagnent. Il partage avec le public ses incertitudes d’un présent déjà écrit.


Pascal LE CORRE : Sans diplôme, à 18 ans à peine, et jusqu’à sa démission à 33 ans, il travaillera sans arrêt, à temps plein. Il en restera marqué par la répétition qui imprimera à son corps une raideur. A 33 ans, disponible à temps plein, il s’inscrit comme comédien à l’A.N.P.E. Dix ans plus tard, déçu par le monde professionnel, n’ayant jamais eu d’« engagement artistique », il commence à fixer comme auteur des « formes », souvent remises en question.
Pascal Le CORRE est Pascal Le C. : il fut un temps où Pascal le C s’appelait Pascal Le Corre... L’auteur interprète né en 19... vit et travaille où il peut et non où il veut. Depuis sa naissance et après avoir suivi une formation de tout bois, il se... forme, développe, suit, fait, croise, participe, fonde, engendre, dirige, tente, attèle, nourrit, mène, interprète, rejoint, rencontre, participe, fonde, engendre, dirige, tente, attèle, nourrit, mène, interprète, rejoint, rencontre, voit, tient, initie, étudie, travaille, joue, collabore, signe, donne, co-écrit, réalise, expose, assiste, invente et a occupé un emploi de magasinier cariste du 1er mars 1984 au 19 mars 1995 à la Direction de l’Aménagement et des Equipements. Il a joué et il a incarné. Il peut réaliser, il rejoint, il entame, il élargit, il intègre, il prépare, il est diplômé de faire acte...de vivre etc... Courageux, puisqu’il décide de participer jusqu’au bout à une coopération «incompatible» au projet artistique de Ludor Citrik (clown) «Mon pire cauchemar». Isolé, il reste néanmoins inscrit comme comédien à l’ANPE, il persévère à 45 ans.... en créant de petites formes «visites» «clip» «amour» «la comédie du merveilleux».... et dernièrement «images de rue»., joué, vécu, réussi et bide, vu par quelques parisiens. Il fut un temps où Pascal le Corre s’appelait Pascal le C.
Côme DELAIN : Au sortir de l’école des Beaux-Arts (DNSEP en 1996), il s’oriente vers la performance. Il travaille l’improvisation notamment au travers du clown (Eric Blouet, 1998-99), de la « composition en temps réel » (Joào Fiadeiro, 2000) et plus récemment de la danse butô (Richard Cayre, 2004). Dès la fin des ses études, il réalise des performances, seul ou avec des danseurs (Alexandre Théry, Anne-Catherine Nicoladzé), des circassiens (Cédric Paga, Laurent Chanel), des plasticiens vidéastes (collectif EPOKA). En 2001, apparaît Murgle, sa créature qui intervient seule ou dans des mises en scène de Cédric Paga (Mon Pire Cauchemar, 2007) ou de Giovanna D’Ettorre-La Maison des Clowns (le Pont des Langues, 2008). Il agit avec le Deuxième Groupe d’Intervention (théâtre de rue) depuis 2001 : Paroles de Mur, le G.R.E.P., Etat(s) des Lieux...
Côme Delain est MURGLE : Murgle (prononcer « meurt-gueule ») est une créature issue du clown et d’ailleurs. Les premières interventions de Murgle sont en forme de manigance machiavélique ou d’attentat. Grand architecte universel, son humeur irascible est contrebalancée par la tendresse démiurgique qu’il porte au monde subatomique. Enflammé, insolent et raffiné, avec une pointe d’hystérie, son ton varie d’une instigation douce à l’autorité brutale. Séducteur, son charisme suscite le désir de lui obéir.
Romain YVOS : Après avoir reçu une formation théâtrale auprès du Footsbarn Theatre, il s’oriente essentiellement vers le travail du clown. Il expérimente différentes méthodes toutes plus ou moins liées aux techniques de travail de Mario Gonzalès ou de Jacques Lecoq. Intervenant régulier au cirque professionnel de Bordeaux dans le cadre de la formation continue.
Romain YVOS est TRIVOS : Clown intempestif et monolithique. Fonctionne à coup de décharge. Aspire à la normalité. En cours d’éducation.

 

Lumière :

Benjamin GUILLET : Le petit Benjamin voit le jour en 1974 en banlieue parisienne. Ecourtant ses études, il se dirige vers l’éducation populaire en 1992; celle-ci lui apporte les outils nécessaires à la promotion de ses activitées culturelles, en quartier sensible notamment, comme le jonglage et la programmation musicale. Dans un contexte d’émergence des festivals de nouveau cirque et d’art de rue, il se confronte à la notion d’espace et d’éclatement des plateaux conventionnels, à leur réaménagement, et plus particulièrement à leur mise en lumière. Il intègre donc le CFPTS de Bagnolet en 1997. Il collabore dès 1998 avec le Théâtre National des Gémeaux à Sceaux (92), ainsi qu’avec la scène Nationale de Sénart (77), et le Théâtre Municipal Jean Vilar de Vitry-sur-Seine (94). Il se frotte à la danse avec la cie Eolipile et au théâtre avec l’Incarnat. Poussé par ses premières amours il monte en milieu associatif (en Essonne) des festivals de rue comme les «Jeunes Pousses» pendant quatre ans, «Lézards de Rue» deux années, le festival du CAES (Centre Autonome d’Essai Social) à Ris-Orangis, ainsi qu’un battle international de danse hip-hop, l’ «Original B.Boy Contest». Il exerce aujourd’hui au sein de deux salles de spectacle et de concerts, le Café de la Danse (Paris), et la Dynamo (salle des Banlieues Bleues, à Pantin), ainsi qu’avec des compagnies telles Ludor Citrik, Akys Projecte, Martine Reimbold, cie ARN…

CONTACTS :

Cédric PAGA 06.14.17.15.40 ludorcitrik@voila.fr
Côme DELAIN 06.72.08.18.94 come@epoka.org
3, rue Lavoisier bât. 2 93500 PANTIN

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