Index/Créations
BrelockCréation 2007/2008
Avec le soutien de la Mission Départementale de la Culture de l’Aveyron
AVANT PROPOSA chaque fois que les sociétés ont connu des périodes de trouble, de doutes et de remise en question, la présence des clowns a été renforcée. Avec leur sens de l'absurde et leur naïve impertinence, les clowns se révèlent être de véritables soupapes évacuant le trop plein de pression ressentie par des êtres humains désirant plus que jamais s'octroyer le droit de rire, de pleurer, de s'interroger, pour mieux se redécouvrir .La démarche poursuivie par La Manivelle est de faire naître, lors de spectacles, d'interventions ou de formations ces êtres qui, en se débarrassant des conventions et des jugements habituels, renvoient l'écho d'une humanité spontanée. Les clowns déguisent les problématiques actuelles et les transposent dans leur univers apparemment sans logique. Quant aux réponses, ils les cherchent dans un ici-et-maintenant conditionné par le rire libérateur qu'ils provoquent chez ceux qui veulent bien les regarder. On ne rit pas de ce que fait le clown mais de ce qu'il est. On est touché par son ignorance, ses faiblesses, ses carences, ses défauts. L'émotion qu'il suscite prend sa source dans des sentiments que tout individu ressent. Entre plaisir de jouer et peur de l'inconnu, la rencontre avec le clown devient un moment unique et revêt un caractère magique ou l'on se dit que tout peut arriver. L'enfant qui observe les "bêtises" du clown, agit en adulte et accepte de regarder sa peur en face. L'adulte, quant à lui, se reconnecte avec l'enfant qui l'habite en se prêtant au jeu de la réaction instantanée. Le clown devient ainsi un vecteur d'unité entre individus de tous âges et de toutes classes sociales, un facteur aléatoire nécessaire qui ouvre le champ des possibles et les portes de la communication.
BrelockUne rue qui pourrait être la vôtre, une sirène de police qui retentit au loin, une pomme dérobée à l’étalage, une petite fille qui se cache… Mise au ban de la société, c’est avec malice, dérision et humour que Chocotte investit cet environnement et transforme cette ruelle sombre en terrain de jeu. Avec des bouts de ficelle et tout ce que l’on peut trouver dans une poubelle, Chocotte s’invente d’autres vies, des compagnons de route, une maison… La sobriété et l’esthétisme de la scénographie créent une ambiance douce et onirique, mise au service d’une réflexion sur la marginalité. Même si de nombreux clins d’œil sont là pour titiller les adultes, la compagnie la manivelle a souhaité dans ce spectacle s’adresser tout particulièrement au jeune public en lui présentant un personnage de la famille des Tramps, ces clowns au visage noir, inspirés des vagabonds qui voyageaient au 19ème siècle sur les tas de charbon des trains à vapeur. L’écriture de ce spectacle mêle les arts du clown, de la marionnette, du théâtre d’objets, du chant. Chocotte est d’abord présentée comme un clown maladroit et malchanceux jusqu’à ce que la force de son imagination lui permette de dépasser sa condition. Sous ses haillons, on découvre un clown fort et innocent, qui joue avec tout ce qui lui passe entre les mains transformant et détournant les objets pour leur donner un corps poétique
DistributionClown: Corinne Bodu Mise en scène: Stéphane Lafargue / Francis Farizon Ecriture: Francis Farizon/ Corinne Bodu Scénographie/accessoires/costumes: Corinne Bodu Création lumière:JC Caumes Création bande son: Frédéric Bodu
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Pic Nic
Le spectacle« Deux clowns : Lui, il arrive, tout encombré par deux pliants, une glacière et des sentiments. Il a rendez-vous… Prêts à revisiter les mythes fondateurs, ces deux clowns déroulent le spectacle comme une partition ponctuée de clins d’œil qui écorchent les images d’Épinal des relations Homme /Femme : 1. ici Adam et Eve ne croquent pas la pomme mais partagent la saucisse. 2. le philtre d’amour est une bouteille de Bordeaux blanc. 3. le prince charmant est armé jusqu’aux dents, 4. mais heureusement Franck Sinatra rencontre Marilyn Monroe … Séduction, manipulation, frustration, jalousie, ce PICNIC contient tous les aromates qui pimentent le rapport à l’autre sexe, distillés dans un univers synthétique (le gazon est en plastique) et minimaliste (il n’y pas grand-chose dans la glacière). Comme dans tout spectacle de clown, les personnages prennent un prétexte de jeu pour se raconter eux-mêmes. Il s’agit là d’un pique-nique. La parole y occupe une place minime, afin que la portée du discours soit la plus universelle possible et l’équipe artistiqueFrancis Farizon, Myriam Petiot, Stéphane Lafargue,
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